Il
ne s’agit pas d’une journée internationale «
de plus » ou « de trop », mais d’un jour spécial
pour l’expression des droits du consommateur.
Cette journée permet d’évaluer l’effectivité
de la protection du consommateur ; mais surtout
d’attirer une fois de plus l’attention des pouvoirs
publics et des distributeurs de produits et
de services sur l’importance de la protection
du consommateur qui doit etre au centre de toute
politique. Elle permet également de rappeler
au consommateur ses divers droits tels que:
Droit a l’éducation du consommateur.
La protection efficace du consommateur passe
par son éducation. L’ignorance du consommateur
est la principale cause de son exploitation.
Le consommateur doit connaître ses droits ainsi
que leurs modalités d’exercice. Cette mission
incombe aux pouvoirs publics et surtout aux
associations de défense des droits du consommateur…
Droit d’etre informé.
Le consommateur doit etre informé sur la qualité,
la quantité, le contenu, la pureté et le prix
des marchandises. Cette information le protege
contre des pratiques commerciales illicites
et protege sa santé.
C’est le lieu d’attirer l’attention sur les
dispositions de l’article 21 de la loi n° 90/031
du 10 aout 1990 sur l’orientation de l’activité
commerciale au Cameroun qui impose pour les
biens de consommation durable, une notice rédigée
en français ou en anglais.
Le consommateur doit etre informé sur le prix
a travers la publicité du prix qui ne doit etre
ni illicite, ni irréguliere.
Beaucoup d’informations sur le poids et la qualité
des produits distribués au Cameroun sont mensongeres.
Cette pratique doit etre combattue tant par
l’administration, que les associations.
Droit de choisir
Le consommateur doit etre assuré, dans la mesure
du possible, de l’acces a une variété de marchandises
et de services et cela dans le strict respect
des regles de la concurrence.
En cas de monopole, il doit etre assuré de la
qualité du bien ou du service a un prix raisonnable.
C’est le lieu de s’interroger sur le rôle véritable
des organismes tels que l’ARSEL, la caisse de
stabilisation du prix des hydrocarbures, l’ART
qui ne semblent défendre que les intérets des
producteurs au détriment et meme au mépris du
consommateur.
Droit a la sureté
Le consommateur doit etre protégé contre toute
pratique commerciale illicite tendant a mettre
a sa disposition des produits ou services dangereux
pour sa santé. Cette sureté s’étend également
a la publicité mensongere qui est fréquente
au Cameroun. Meme les sociétés d’Etat font de
la publicité mensongere au Cameroun ce qui est
regrettable.
Les marchandises et les services doivent etre
nécessaires pour satisfaire les besoins immédiats
et a long terme des consommateurs.
Ces derniers doivent avant tout achat, insister
sur la qualité des produits et services, ainsi
que les garanties offertes.
Le service apres vente pour les biens de consommation
durable est inexistant en violation de la loi.
Droit d’etre entendu
Signifiant que les intérets du consommateur
doivent recevoir la protection qui leur est
due. Cela inclut également le droit d’etre représenté
dans divers forums de défense des droits du
consommateur.
Les consommateurs doivent adhérer aux associations
susceptibles de défendre leurs intérets tant
aupres des pouvoirs publics que des commerçants
et des entreprises.
Le silence ou la résignation du consommateur
constitue une véritable catastrophe…
Droit de demander réparation
Le consommateur victime des pratiques commerciales
illicites ou immorales ou de l’exploitation
sans scrupule a le droit de demander réparation.
Cela inclut également le droit a une réparation
juste et équitable du préjudice subit par le
consommateur.
Une action permanente doit etre entreprise aupres
des pouvoirs publics pour l’effectivité des
sanctions administratives et aupres des juridictions
(principalement francophones) qui appliquent
avec beaucoup d’hésitation le sacro-saint principe
de la réparation juste et équitable.
En définitive, les associations
de défense du consommateur doivent prendre conscience
de l’importance de leur mission et sortir de
la léthargie pour sauver le consommateur camerounais
abandonné a son sort.
La Direction de la protection
des consommateurs doit impérativement se rapprocher
desdites associations pour atteindre plus facilement
les producteurs et les consommateurs.
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